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Una storia di Amleto77

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L'aborto

rossodidonna

Pubblicato il 07 ottobre 2015

Il Sortilegio

All'alba certe strade dormono, si svegliano solo con l’arrivo della prima flebile, aranciata luce; sembrano essere superstiti di un attacco della spietata contraerea nemica, in un buio infinito lungo una notte.

Certe strade parlano degli uomini che l’hanno camminate, imbrattate, corse, intasate, odorate; possono raccontarne sogni e disincanti. Basta ascoltarle di notte, quando degli invasori rimane solo l’appendice immateriale.

Ad un tratto, in lontananza e preannunciato da una scia di un odore nuovo, un giovane uomo ostenta la spavalda giovinezza camminando nel centro della via, spaccandola a metà. Tirato a lucido nella sua giacca da rimorchio continua a provare le espressioni facciali come se la messinscena non fosse finita: viso inclinato di venti gradi, sopracciglia sinistra inarcata, occhi languidi, naso impertinente e bocca accigliata.

Dietro di lui incede una donna, una matrona, che la strada ancora sonnecchiante ha l’onere di ospitare. La sua bellezza è pari all’ardore dei suoi pensieri funesti, i suoi capelli flagellano l’aria; ora ricci, ora gonfi e lisci.

Puoi sentirne a distanza il respiro affannoso, ma la donna non è stanca per lo sforzo, forse lo è del cammino. Ad ogni passo coincidono tre respiri di un toro nell’arena. E i capelli godono di vita propria.

Dietro di lei scalpitano tre feroci donne vestite di nero siciliano, con occhi punitori inchiodati sulla netta figura del giovane uomo stagliata nel nulla che lo precede. Hanno la bocca spalancata, hanno forse tanto da urlare. Sono per lui Aletto, Megera e Tisifone.

Lui cammina scanzonato, rientra sicuramente da una notte brava; le donne hanno un passo molto diverso: un piglio deciso e decisamente ostile.

Passo dopo passo il corteo si trasforma in un plotone d’esecuzione dietro l’agnello sacrificale, ignaro di ciò che sta accadendo alle sue spalle.

Questo silenzio surreale in una strada vestita solo di portoni chiusi ormai color arancio, viene interrotto dalla voce rancorosa della donna: «Tra gli esseri viventi creati, perché, oh mio Dio, tanta disparità? Donna per soffrire, uomo per godere. A te che chiaman “giusto” giustizia io chiedo, per queste carni lacerate, per queste vene oltraggiate. E adesso a lui un po’ del nostro dolore, e adesso a lui lacrime e pallore. Su di lui ti chiedo di inveire se giustizia per un solo giorno vorrai fare. Poche ore per fargli provare quello che sul nostro corpo, a vita, hai voluto suggellare».

Adesso che avverte una bastonata nell’addome il giovane uomo smette di contorcere il labbro ammaliatore.

E lei riprende «A te, figlio dell’Uomo, al mio rosso per un giorno ti condanno. A te che mai hai saputo ciò che ad una donna senza chieder viene dato. Sul tuo corpo proverai la sventurata sorte e la suprema delizia».

Ancora un silenzio invade la strada con la forza di un ciclone, ancora una volta la voce della donna ha l’effetto di un big bang a ritroso. «Le lacrime di una donna ti colpiranno e un sortilegio ai miei dolori ti legheranno: donna per un’ora, libero per la vita».

Il giovane uomo cade sotto il peso della parole che non sente, si rialza all’istante ma comincia a barcollare vistosamente.

«Ma se quest’ora riuscirai a superare una vita nuova potrai ottenere. Il mio conto riterrei saldato e la mia ira e l’orgoglio placati».

Il giovane uomo cade quasi esanime sull’asfalto verniciato dal primo sole. Aletto, Megera e Tisifone si ammassano su di lui come iene davanti alla succulenta preda, lo denudano famelicamente fino a lasciarlo coperto soltanto da un drappo color del fuoco. Scrostano dall’asfalto l’uomo, lo prendono dalle braccia e lo trascinano per la strada, con i piedi che solcano la terra.

Quello che accadrà da adesso in poi non è dato saperlo con certezza, sicuramente il giovane uomo è condannato a vivere ore di smarrimento e, se sapessimo leggere il linguaggio degli occhi, ci stupiremmo di tanto stupore.

Non sente alcuna voce ma potrebbe giurare di sentire la propria carne e le proprie viscere urlare con le parole della donna. All’unisono.

Le sortilège

À l'aube, certaines rues dorment et se réveillent seulement avec la première, plaintive, lumière orange; elles semblent être rescapées d'une attaque de l'impitoyable antiaérienne ennemie, dans une obscurité infinie longue une nuit.

Certaines rues parlent des hommes qui les ont marchées, salies, courues, bouchées, senties; elles peuvent raconter des rêves et des désenchantements. Il suffit de les écouter dans la nuit, quand, des envahisseurs, il ne reste plus que l'appendice immatériel.

Tout à coup, dans le lointain, annoncé par une traînée d'une nouvelle odeur, un jeune homme affiche sa jeunesse audacieuse en marchant dans le centre de la rue, en la fendant à moitié. Dans sa plus belle jaquette, il continue à essayer les expressions faciales comme si la mise en scène n’était pas finie: le visage incliné de vingt degrés, le sourcil gauche arqué, yeux languissants, le nez impertinent et la bouche renfrognée.

Derrière lui une femme marche, une matrone, que la rue encore dormante a la charge de recevoir. Sa beauté est égale à l’ardeur de ses pensées funestes, ses cheveux flagellent l’air; à la fois frisés, à la fois gonflés et lisses.

Tu peux en entendre, à distance, le souffle haletant, mais la femme n'est pas fatiguée pour l'effort, elle l’est peut-être à cause du chemin. À chaque pas coïncident trois souffles d'un taureau dans l'arène. Et ses cheveux ont leur propre vie.

Derrière elle, trois femmes féroces piaffent, habillées de noir sicilien, avec des yeux accusateurs cloués sur la silhouette du jeune homme lancée dans le rien qui le précède. Elles ont la bouche ouverte, elles ont, peut-être, beaucoup à hurler. Elles sont pour lui Aletto, Megera e Tisifone.

Lui, marche de façon désinvolte, il rentre sûrement d’une bonne nuit; les femmes ont un pas très différent: un ton décidé et résolument hostile.

Pas après pas le cortège se transforme en un peloton d'exécution derrière l'agneau sacrificiel, ignorant de ce qu'est en train de se passer derrière ses épaules.

Ce silence surréel dans une rue habillée seulement de portes cochères fermées desormais de couleur orange, est interrompu par la voix pleine de rancoeur de la femme: “Entre les êtres vivants créés, pourquoi, oh mon Dieu, tellemente de disparité? Femme pour souffrir, homme pour jouir. À toi qu' on appelle « Juste», je demande justice, pour ces viandes lacérées, pour ces veines outragées. Et maintenant à lui un peu de notre douleur, et maintenant à lui les larmes et la pâleur. Sur lui je te demande d'invectiver si tu veux faire justice pour un seul jour. Quelques heures pour lui faire sentir ce que sur notre corps, à vie, tu as voulu sceller.

Maintenant qu'il ressent un coup de bâton dans l'abdomen le jeune homme arrête de tordre la lèvre.

Et elle reprend: “À toi, fils de l'Homme, à mon rouge pour un jour je te condamne. À toi qui n’ as jamais su ce qu'à une femme sans demander il lui est donné. Sur ton corps tu essaieras le sort malheureux et le délice suprême”.

Un silence envahit encore la rue avec la force d'un cyclone, encore une fois la voix de la femme a l'effet d'un big bang à reculons. “Les larmes d'une femme te frapperont et un sortilège à mes douleurs te lieront: femme pour une heure, libre pour la vie”.

Le jeune homme tombe sous le poids des mots qu’il n'entend pas, il se relève de suite mais il commence à chanceler d'une façon voyante.

“Mais si tu réussis à surmonter cette heure, une nouvelle vie tu pourras obtenir. Mon compte je croirais soudé et ma colère et l'orgueil apaisés”.

Le jeune homme tombe presque inanimé sur l'asphalte peint par le premier soleil. Aletto, Megera e Tisifone s'amassent sur lui comme des hyènes devant la proie succulente, le déshabillent avidement jusqu'à le laisser couvert seulement d'un drap couleur de feu. Ils enlèvent l'homme de l'asphalte, ils le prennent par les bras et le traînent dans la rue, avec les pieds qui sillonnent la terre.

Dorénavant ce qui arrivera n'est pas une donnée sûre, le jeune homme est certainement condamné à vivre des heures de perte et, si nous savions lire le langage des yeux, nous nous étonnerions d’autant de stupeur.

Il n'entend aucune voix mais il pourrait jurer d'entendre sa propre viande et ses propres entrailles hurler avec les mots de la femme. À l'unisson.

«Ad un tratto sentii un rivolo caldo attraversarmi le cosce, proprio mentre sorridevo sognando ad occhi aperti.

Tout à coup j'ai senti un petit ruisseau chaud me traverser les cuisses, juste au moment où je souriais, en rêvant avec les yeux ouverts.

Portai istintivamente le dita alla fonte, le intinsi nel liquido come se fossero pennelli in un rosso cremisi.

Je portai instinctivement les doigts à la source, je les trempai dans le liquide comme s’ils étaient des pinceaux dans un rouge cramoisi.

Nel medesimo istante in cui le spalle si mossero per accompagnare le mani ebbi la certezza che qualcuno aveva abbandonato la casa, la sua casa. Aveva abbandonato il mio corpo.

Au même instant que mes épaules bougèrent pour accompagner mes mains, j’eus la certitude que quelqu’un avait abandonné la maison, sa propre maison.

Abandonné mon corps.

Non guardai cosa c’era sulle mie dita, lo sapevo.

Je ne regardais pas ce qui était sur mes doigts, je le savais déjà.

Avevo interrotto gli argini di quel preciso filo rosso, si crearono nuovi canali e ormai sentivo quel liquido arrivarmi alle caviglie.

J'avais interrompu les berges de ce précis fil rouge, mais se créèrent de nouveaux canaux et désormais je sentais ce liquide m’arriver aux chevilles.

E la mano cadde lungo i fianchi ed io rimasi ferma con il volto verso il muro, colta nel momento in cui una vita mi stava abbandonando.

Ma main tomba le long de mes hanches et je restais immobile le visage contre le mur, ce moment pendant lequel une vie était en train de m'abandonner.

Immobile lasciavo che tutto accadesse, aspettavo la fine, aspettavo che l’ultima goccia fosse stata versata. Anche gli occhi restarono fermi non sapendo cosa guardare.

Sans bouger, je laissais que tout arrivât, j'attendais la fin, j'attendais que la dernière goutte eût été versée. Aussi les yeux restèrent fixés, ne sachant que regarder.

Il tempo si fermò, non c’erano suoni, né rumori né odori da sentire. Ero sola, io e l’ospite che voleva lasciare la mia casa.

Le temps s'arrêta, il y n'avait pas de sons, aucun bruit à entendre, ni odeur à sentir.

J'étais seule, moi et mon hôte qui voulait laisser ma maison.

Chiusi gli occhi e mi resi davvero conto di quello che stava succedendo: stavo perdendo il mio bambino… e non potevo farci niente.

Je fermais les yeux et enfin je compris ce qu'il était en train d'arriver: j'étais en train de perdre mon enfant… et il n'y avait rien que je pouvais faire.

Tutto cominciò a prendere forma intorno a me. Rumori e odori pulsarono nella mia testa.

Chaque chose commença à prendre forme autour de moi. Bruits et odeurs palpitèrent dans ma tête.

No, non voglio che tu vada via. Dove stai andando? Perché hai così fretta?

Non, je ne veux pas que tu partes. Où sommes-nous en train d'aller? Pourquoi es-tu ainsi pressé?

Serrai le mie membra per non permettere la fuga, volevo trattenerlo. Misi le mani come sacchi di sabbia per arginare il fiume in piena. Ma passò tra le dita e, rassegnata, fui certa di aver sentito le sue guance sfiorare il palmo della mia mano. Ma non era possibile: era poco più di un grumo di sangue.

Je serais mes membres pour ne pas permettre la fuite, je voulais le retenir. Je mis les mains telles des sacs de sable pour endiguer le fleuve en crue. Mais il passa entre les doigts et je fus certaine d'avoir entendu ses joues écrémer la paume de ma main. Mais ça n'était pas possible: c'était à peine un caillot de sang.

Cosa ho sbagliato? Non ho fatto sforzi, non ho alzato pesi, non ho avuto rapporti. Lo stavo preservando da ogni insidia. È colpa mia?!

Où me suis-je trompée? Je n'ai pas fait d'efforts, je n'ai pas levé de choses lourdes, je n'ai pas eu de relations. J’étais en train de le préserver de chaque piège.

Ad un tratto tutto s’interruppe, il sangue smise di rigare le mie gambe. Perceii il viso livido e gli occhi asciutti.

Tout à coup tout s'interrompit, le sang arrêta de rayer mes jambes. Je perçus mon visage livide et mes yeux secs.

Andai nella stanza, presi un asciugamano del corredo. Ero una macchina, senza emozioni, senza paura.

J'allais dans la chambre, je pris une serviette. J'étais une machine, sans émotions, sans peur.

E quando tutto fu lindo ebbi la certezza di essere, di nuovo, tragicamente sola.

Et quand tout fut propre j'eus la certitude d'être, une autre fois, tragiquement seule.

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